Boire du vin pourrait aider à soulager les symptômes de la sclérose en plaques

Selon une étude réalisée en Belgique par des chercheurs en neurologie et en psychologie, la consommation de vin permettrait de limiter la progression et les effets de la sclérose en plaques.

vin santéLa sclérose en plaques est une maladie auto-immune qui affecte le cerveau et la moelle épinière (système nerveux central). Elle provoque des lésions à la gaine de myéline qui entoure les cellules nerveuses. La lésion nerveuse est causée par l’inflammation. C’ est une maladie chronique qui évolue avec le temps. Les causes de la maladie ne sont pas connues avec certitude. Plusieurs facteurs pourraient intervenir dans l’apparition de la sclérose en plaques comme l’immunité, l’environnement et l’hérédité.
Il existe 2 types de scléroses en plaques. Une forme caractérisée par une seule poussée de symptômes neurologiques et une forme cyclique qui se caractérise par par des poussées nettement définies pouvant être suivies de rémissions complètes ou partielles.

Les chercheurs ont en effet pu observer que les personnes souffrant de sclérose en plaques et qui buvaient du vin lors de rechute de la maladie présentaient des symptômes moins graves. Les raisons de la diminution des effets de la sclérose en plaques sur les patients qui consomment du vin n’ont toutefois pas été mises en évidence.

Dans l’étude des chercheurs belges, ces dernier ont examiné les modes de vie de 1431 patients atteints des 2 types de sclérose en plaques et ont analysé leurs symptômes comparativement à leurs habitudes de consommation. Ils ont ainsi constaté que les patients victimes de rechutes qui consommaient du vin semblaient bénéficier d’un effet protecteur avec une diminution des symptômes observés. Il est à noter que cette constatation concerne également les personnes buvant régulièrement du café ou mangeant du poisson.

Marie D’Hooghe, neurologue au Centre National de la Belgique pour la sclérose en plaques et auteur principal de cette étude souligne, toutefois, que de nouvelles recherches sont indispensables pour expliquer et confirmer ces résultats. En effet, les patients bénéficiant d’une progression moindre de leurs symptômes pourraient être plus enclins à boire du vin ou du café. Il faut donc vérifier si ces résultats indiquent bien une causalité et non une causalité inverse.

Selon cette étude, ce résultat serait dû au resvératol, un composé présent dans le vin rouge, est connu pour ses effets anti-inflammatoires et qui protégerait contre certains troubles neurologiques.

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